Isolation thermique
Consommation énergétique globale en constante hausse, réserves d'énergie fossiles incertaines, augmentation des émis¬sions de gaz à effets de serre, taxe sur le CO2 qui en augmen¬tation constantes... la nécessité de modifier notre mode de fonctionnement nous est rap¬pelée de tous côtés.
Dès lors, sachant que dans les pays riches près de la moitié de la consomma¬tion en énergie est imputable au domaine bâti, s'accroît l'urgence de construire et surtout de rénover de manière à économiser les ressources.
Isolation thermique avant tout.
En bonne logique, toute améliora¬tion des performances énergétiques d'un bâtiment passe d'abord par celle de l'isolation thermique. Rien ne sert d'installer une chaudière plus puissante (on aspire plutôt au contraire !) sans avoir bien isolé l'enveloppe ainsi que ses ouvertures. Il s'agit d'éviter les pertes de chaleur avant d'optimiser les apports.
La température de la surface inté¬rieure des murs et du sol devrait cor¬respondre à celle de l'air ambiant. Afin de respecter cet impératif du confort, l'enveloppe d'une demeure doit être bien isolée et étanche à l'air donc dotée d'une isolation ther¬mique sans faille. Les raccords déli¬cats et autres ponts thermiques (emplacements où les pertes de cha¬leur sont plus rapides qu'ailleurs, tels que raccords entre murs et dalles ou murs et toit, embrasures de fenêtres, angles, etc.) doivent l'objet d'une attention particulière. Toute rupture d'isolation provoque non seulement une perte de chaleur, mais aussi de la condensation et parfois des moisissures.
Où disparaît l’énergie ?
Pour une maison individuelle typique, les principales déperditions sont :
- La toiture toit 17%
- Les façades 25%
- Les ouvertures, fenêtres, portes 13%

La toiture et sol des combles.
Pour les anciens bâtiments qui n’ont pas été assainis ou rénovés, les deux cas suivants sont les plus fréquents :
- Les combles ne sont pas chauffés et l’isolation du sol est absente ou insuffisante, les pertes d’énergie sont élevées.
- Les combles sont aménagés, l’isolation du toit est absente ou insuffisante, les pertes d’énergie sont élevées et cela entraîne une sensation d’inconfort en hiver (trop froid) et en été (trop chaud). En plus, l’étanchéité à l’air du sol et de la toiture des combles est souvent insuffisante. Le risque est important que des dégâts dus à l’humidité apparaissent à cause de l’air chaud qui migre des zones chauffées aux zones froides.
Les combles non aménagés
Si vos combles ne sont pas aménagés, avant d’opter pour un assainissement au niveau de la technique thermique, examinez d’abord la future affectation et les possibilités d’aménagement. Avant de décider d’un aménagement ultérieur, contrôlez s’il y a une sous couverture en bon état (étanchéité aux infiltrations d’eau accidentelles).
Isolation du sol des combles
Si le grenier doit encore servir de débarras ou d’entrepôt, il faut une séparation thermique entre ce local froid et les locaux chauffés. Pour le sol des combles, l’isolation doit avoir une épaisseur de 16-18 cm.
L’isolation de la toiture ou du sol des combles permet d’économiser 10-20% de la consommation totale d’énergie.
Les façades
Les maisons construites avant 1975 n’ont généralement pas d’isolation thermique.
Les valeurs U de telles constructions se situent entre 0.8 W/m2K et 1.2
W/m2K (pour comparaison : le mur extérieur d’une bonne construction neuve a 0.2 W/m2K). Comme la protection thermique et la circulation d’air sont insuffisantes, il se produit fréquemment une condensation par refroidissement de la surface qui donne des coins gris. Par ailleurs, ces locaux sont peu confortables pendant la période de chauffage, car la température à la surface des murs extérieurs est nettement inférieure à la température ambiante. à l’extérieur ?
En règle générale, on applique une couche isolante à l’extérieur de la façade, cette technique permet d’éviter les ponts thermiques qui sont les points faibles dans l’isolation thermique du bâtiment. Il convient de veiller tout particulièrement aux détails suivants en planifiant une isolation des murs extérieurs :
Dalles de balcons continues / Raccord avec les fenêtres / Raccord avec la toiture ou l’isolation du sol des combles.
Epaisseur recommandée pour l’isolation des murs extérieurs :
14-20 cm.
L’isolation des murs extérieurs permet d’économiser 10 à 20% de la consommation totale d’énergie.
Les fenêtres
Toutes fenêtres orientées sud est une source de chaleur non négligeable par journées ensoleillées. A condition qu'elle laisse entrer plus de lumière qu'elle ne perd de chaleur.
S'il est effective¬ment préférable d'avoir un minimum (en nombre et dimensions) d'ouvertures au nord, les surfaces vitrées peuvent être larges sur les façades orientées de sud-est à sud-ouest, dans le but d'obtenir un intérieur naturellement lumineux, ainsi que des apports thermiques.
Il vaut la peine de choisir des fenêtres de grande qualité au béné¬fice d'une étanchéité totale en posi¬tion fermée (joints et feuillures sans faille), de vitres et cadres isolants.
Les vieilles fenêtres à double vitrage ont une valeur isolante ou valeur U de
2.5 à 3.0 W/m2K. Les fenêtres neuves, équipées de vitrage isolant standard, réduisent environ de moitié les pertes d’énergie. Les fenêtres actuelles atteignent des valeurs U de 1.2 à 1.6 W/m2K. Il existe également un double vitrage isolant (valeur U de 0.9 à 1.3 W/m2K). Le cadre de fenêtre doit être le plus petit possible, car c’est un point faible en matière de technique thermique.
Il faut remarquer qu’avec des vitrages offrant une meilleure isolation thermique, le coefficient g (degré de transmission énergétique globale) peut baisser, réduisant ainsi l’apport solaire passif. Remplacement des fenêtres, ventilation et humidité
Le remplacement des fenêtres permet d’améliorer considérablement l’étanchéité de l’enveloppe du bâtiment. Comme le renouvellement d’air est moindre, l’humidité relative de l’air à l’intérieur augmente. Des dégâts d’humidité peuvent apparaître sur les éléments mal isolés du bâtiment.
Quand on remplace les fenêtres, il faut donc si possible aussi isoler les murs extérieurs et se préoccuper de l’aération.
Deux variantes distinctes s’offrent lorsque l’on souhaite améliorer l’isolation thermique des vitrages.
Remplacement intégral de la fenêtre
La fenêtre existante est intégralement déposée et remplacée par une nouvelle fenêtre. L’avantage de cette variante est que la jonction entre le cadre et le mur extérieur peut se faire de manière optimale (étanchéité).
Par ailleurs, la surface translucide perdue peut être minimisée.
Avec cette solution, les anciens caissons pour stores à rouleaux, souvent peu étanches, peuvent être englobés dans la rénovation, remplacés et isolés.
Fenêtre de rénovation
L’encadrement de la fenêtre existante est laissé en place, le cadre de la nouvelle fenêtre est fixé sur l’ancien cadre de fenêtre. Dans cette variante, les caissons pour stores à rouleaux, les rebords de fenêtres et les planches à rideaux peuvent être conservés. Les coûts des travaux de construction annexes peuvent être réduits. Il convient de veiller tout particulièrement à l’isolation de l’embrasure et à l’étanchéité de l’ancien raccord.
Le remplacement des fenêtres permet d’économiser 5 à 10 % de la consommation totale d’énergie.
Les portes
Tout indispensables qu'elles soient, les ouvertures (portes d'accès, fenêtres) constituent les points faibles (ruptures dans l'isolation) de l'enveloppe d'un bâtiment. Par exemple, une porte d'entrée conventionnelle laisse échapper autant de chaleur que 20 m2 de façade et c'est pire avec les fenêtres. On aura donc à coeur de remplacer les anciennes portes et baies partout où nécessaire, en choisissant entre refaire à neuf tout ou partie des ouvertures, ou poser de nouveaux cadres en conservant les anciennes armatures.
Les portes d'entrée actuelles sont pourvues de panneaux isolants; elles doivent garantir une excellente étanchéité à l'air par des joints effi¬caces. Un sas ou vestibule (effet tampon) est fortement recom¬mandé si la porte se trouve sur la façade nord; d'autre part, mieux vaut choisir une porte non vitrée (plus isolante) au nord, et vitrée (gain solaire) au sud.
Terminologie :
Unités le plus fréquemment mentionnées pour indiquer les performances des produits :
Coefficient de transmission thermique (W/(m² K))
Le coefficient de transmission thermique sert pour évaluer la déperdition de chaleur (par transmission) causée par des éléments de construction, des combinaisons d’éléments ou par l’ensemble de la surface de la construction. Il indique la quantité de chaleur qui émane d’un élément de construction de 1 m² d’une épaisseur donnée pour une différence de température de 1 K (Kelvin).
La valeur U est calculée à partir de la valeur inverse du total des résistances à la transmission thermique Rsi et Rse, ainsi que des résistances à la conductibilité thermique R des couches de matériaux de construction, voire des couches d’air.
Plus la valeur U est faible et plus les déperditions de chaleur causées par des éléments de construction ou les surfaces de la construction sont faibles !
Exemple :
Mur extérieur en béton normal de 10 cm : U = 5,88 W/(m² K)
Mur extérieur en bois massif de 10 cm : U = 1,06 W/(m² K)
Conductibilité thermique ? (W/(m K))
Une propriété spécifique des matériaux. Elle indique une quantité de chaleur en Watt qui se propage d’un matériau d’un 1 m² d’une couche de matériau d’une épaisseur d’1 m, lorsque la chute de température en direction du courant de chaleur est de K (Kelvin).
Plus la conductibilité thermique est basse et plus la propriété isolante d’un matériau de construction est élevée !
Exemples :
Acier 60, Béton 1.8, Bois 0.14, Laine de verre 0.036
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